PRESENTATION > Normalisation & certification

3 – La normalisation et la certification

a - La normalisation

Certes le lien entre une " norme " (à la connotation plutôt standardisée) et la qualité n’est pas à première vue évident …

A l’origine largement techniques, répondant à un impératif de sécurité et applicables dans les milieux industriels, les normes se rencontrent aujourd’hui dans tous les secteurs de l’économie (nouvelles technologies, environnement, services publics …) et tout particulièrement dans le domaine des services : services aux personnes à domicile, établissements hébergeant des personnes âgées, séjours linguistiques, golfs … Elles sont désormais un outil de différenciation de la prestation.

Elles se développent non seulement en France, mais également au niveau européen (dont proviennent désormais la majeure partie d'entre elles) et international.

La norme est " un document de référence comportant des solutions à des questions techniques et commerciales concernant les produits, biens et services, et qui se posent de façon répétée dans des relations entre partenaires ".

Elaborées au terme d’un consensus entre les parties prenantes (entreprises ou organisations professionnelles, organisations de consommateurs, pouvoirs publics …), les normes sont d’application volontaire et contractuelle. Elles seront exceptionnellement rendues obligatoires dans certains domaines liés à la sécurité ( casque de moto, par exemple), et demeurent soumises à un auto-contrôle.

Le professionnel qui dit appliquer une norme pourra communiquer auprès du grand public comme étant " conforme à la norme X ". Le cas échéant s’il ne respecte pas les engagements prévus y figurant, il pourra être sanctionné par les services de la Direction Générale de le Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes sur le fondement, par exemple, de la publicité trompeuse.

b - La certification

Démarche également volontaire ; elle permet à un professionnel de faire attester par une tierce partie indépendante et impartiale, de la conformité de son produit ou de son service, ou le système qualité de son entreprise, voire la qualification de son personnel, à des caractéristiques préalablement fixées dans un référentiel. Il ne s’agit donc plus d’un auto-contrôle de l’entreprise, mais de l’intervention d’un organisme tiers impartial et indépendant, déclaré auprès du Ministère de l’économie et des Finances.

Il s’agit d’une démarche officielle, définie dans le Code de la Consommation ( art L 115-27 et suivants ).

On distingue en effet différents types de certification selon leur objet :

- Certification de produits (parmi ceux-ci il faut faire une place à part aux produits alimentaires, la procédure étant davantage encadrée par les pouvoirs publics)
- Certification de services
- Certification d’entreprise ou d’" assurance qualité " selon la norme ISO 9000
- Certification de personnel

La certification de service vise à satisfaire le client final et comporte des engagements directement mesurables par lui, elle se différencie donc de la certification d’entreprise " ISO " qui elle, porte sur l’organisation interne de l’entreprise.

Le consommateur trouve en principe par la certification de service, la garantie d’une amélioration de la qualité de la prestation rendue.

Elle permet également au professionnel de mobiliser le personnel autour d’un projet collectif, de moraliser certaines professions, de se différencier de la concurrence, d’homogénéiser les pratiques d’un réseau de distribution…

Huit étapes clés jalonnent la démarche de certification de services :

- Elaboration d’un recueil des engagements de services (futur référentiel) : analyse des besoins du client, choix des engagements de services et des dispositions d’organisation et de contrôle. Ce recueil peut s’appuyer sur une norme, ou sur un document élaboré en concertation avec un autre organisme certificateur.
Les engagements ou caractéristiques certifiées doivent aller au delà de la réglementation, être objectives et vérifiables (par exemple : information préalable, accueil, traitement et suivi des réclamations …)
- Validation du référentiel par le comité de certification par une consultation des " parties intéressées " : organisations de consommateurs, fédérations professionnelles, pouvoirs publics.
- Parution d’un avis au Journal Officiel
- Formation et mise en conformité des établissements
- Audit de certification (c’est à dire contrôle)
- Décision d’attribuer le certificat
- Mise en application du plan de contrôle défini dans le référentiel : mesure de la satisfaction des clients
- Renouvellement du certificat

La réglementation fixe les modalités de communication vis à vis des clients : le professionnel doit indiquer en magasin et sur les documents remis, le nom et les coordonnées de l’organisme certificateur, ainsi que l’identification du référentiel et les principales caractéristiques certifiées.

En cas de différend avec un prestataire certifié, l’organisme certificateur peut intervenir afin de favoriser sa résolution amiable.

Pour en savoir plus… étude " l’Evolution de la certification de service et ses répercussions pour le consommateur " (juin 2001, à jour au 31/12/01)

c - Normalisation et certification, à ne pas confondre avec …

- La réglementation: celle-ci s’impose à tous les professionnels; elle est une garantie implicite due à tout consommateur. Les engagements pris en matière de qualité vont eux impérativement au delà, et demeurent facultatifs pour le prestataire.
- Le marquage CE : Appliqué sur certains produits fabriqués ou non dans l’Union européenne (prévus par une directive européenne, par exemple les jouets), ce marquage est une simple autorisation de libre circulation suivant des critères de sécurité. Selon les produits, il est attribué après un auto-contrôle du producteur, ou un contrôle d’un organisme tiers.
- Les contrats approuvés : Ce sont des contrats d’amélioration de la qualité dont les premiers remontent aux années 1980, signés entre des entreprises ou organisations professionnelles et des organisations de consommateurs agréées. Ils représentaient une première étape en matière de démarche qualité. Certains contrats approuvés ont évolués vers un référentiel de certification de service, et les professionnels signataires du contrat font donc désormais l’objet d’un contrôle par tierce partie.
Aujourd’hui, plus aucun contrat approuvé n’est signé.
- Et bien sûr toutes les autoproclamations émanant de professionnels qui parfois font état d’un contrôle externe mais qui ne remplissent aucun critère d’indépendance et d’impartialité …

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Association Léo Lagrange pour

ASSOCIATION LEO LAGRANGE DE DEFENSE DES CONSOMMATEURS

la Défense des Consommateurs