DEVELOPPEMENT DURABLE > QUESTIONS EN SUSPENS

Nous nous engageons auprès des entreprises et des pouvoirs publics, pour partager nos positions, notre manière de voir, et négocier des dispositifs d’encadrement des démarches développement durable. D’autres associations le font également, et à différents niveaux.

Sur le plan européen, du côté de l’ANEC : Dans un document daté du 22 février 2003, l’Association européenne des consommateurs (ANEC) et le Bureau européen de l’environnement (EEB) expriment leur position sur les systèmes de management de l’environnement ISO 14001* et EMAS**. Selon ces deux organisations, rien ne prouve que les systèmes de management de l’environnement actuels contribuent à l’amélioration des performances environnementales des entreprises.

L’ANEC et le Bureau européen de l’environnement proposent donc quelques amendements à apporter à l’ISO 14001 et à EMAS :

1. Les systèmes de management de l’environnement devraient contenir une obligation claire pour les entreprises d’être en conformité avec la loi (un engagement à une mise en conformité ultérieure comme il est stipulé dans l’ISO 14001 n’est pas suffisant).

2. Les systèmes de management de l’environnement devraient être plus exigeants en matière de réduction des impacts environnementaux et de consommation de ressources. Les progrès réalisés doivent être chiffrés et mesurables.

3. Les entreprises devraient avoir l’obligation de se soumettre aux accords internationaux concernant l’environnement, quand bien même leurs pays hôtes ne les auraient pas ratifiés. De plus les délais de mise en conformité devraient être plus courts dans le cadre d’un système de management environnemental que ce que n’impose la législation.

4. Les entreprises devraient être tenues d’appliquer les mêmes critères environnementaux dans tous les pays où elles sont implantées.

5. Des indicateurs environnementaux comprenant des ordres de grandeur devraient être élaborés pour permettre des comparaisons entre différentes entreprises engagées dans des systèmes de management environnemental, ou bien avec des entreprises n’ayant mis en place aucune mesure de ce type.

6. Des seuils de performance minimaux sectoriels devraient être imposés aux entreprises.

7. Des avantages tels que des réductions de taxes ou la préférence sur les marchés d’achats publics ne devraient être accordés aux entreprises qu’ à la condition qu’elles aient réalisé des progrès environnementaux tangibles.

8. En aucun cas les systèmes de management de l’environnement ne devraient exonérer l’entreprise des exigences de labellisation (sur les emballages notamment).

 

* ISO : International Standard of Organisation
** EMAS : European Management Audit Scheme
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Association Léo Lagrange pour

ASSOCIATION LEO LAGRANGE DE DEFENSE DES CONSOMMATEURS

la Défense des Consommateurs