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Des banques de plus en plus voraces!

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Nouveauté en ce début d’année, qui ne va pas faire du bien à votre porte monnaie, les grands réseaux bancaires ont mis en place depuis le 1er janvier 2016 des frais de tenue de compte ou de gestion sur les comptes de dépôt de leurs clients. Mais, rassurez-vous, cette pratique désormais généralisée avait déjà vu le jour chez certaines banques. Il faut dire que les banques ont l’imagination fertile lorsqu’il s’agit d’engranger toujours plus de bénéfices au détriment de leurs clients!

Il vous sera par exemple facturé, entre 2 euros et 2.50 euros par mois à  BNP Paribas, 6euros par trimestre au Crédit Lyonnais, 2 euros par mois à la Société Générale, 2 euros par mois au CIC.

Parmi les banques les moins onéreuses: la Banque Postale avec des frais de 6.20 euros par an et la Caisse d’épargne qui facture 3.50 euros par trimestre si vous avez plus de 3 opérations par trimestre.

On peut s’interroger sur la légitimité de tels frais, puisqu’ aucune contrepartie réelle n’existe à cette facturation. En effet, on aurait pu espérer que nos comptes courants soient désormais rémunérés, ce qui n’est, hélas, pas le cas à ce jour.

Selon la loi (article L312-1-1 partie II du code monétaire et financier),  la banque doit vous envoyer par courrier ou par mail (si vous gérez votre compte en ligne) sa nouvelle plaquette tarifaire 2 mois avant la mise en place des nouveaux tarifs. Elle doit également vous informer que vous disposez d’un délai de 2 mois pour refuser tout ou partie des nouveaux tarifs. Passé ce délai, la modification est considérée comme acceptée. Si vous refusez cette modification, vous devez en informer par écrit votre banquier. Reportez-vous à ce qui est prévu dans ce cas dans votre convention de compte. En effet, la banque pourrait alors vous appliquer ses « anciens » tarifs ou décider  de résilier votre convention et clôturer votre compte bancaire sous réserve du respect du préavis prévu dans la convention.

Reste donc aux consommateurs les plus motivés, à se rapprocher de leur conseiller bancaire, pour tenter de négocier « au cas par cas » la suppression de ces frais. Mais rien n’est gagné, car il est peu probable que les banques se montrent très coopérantes.