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Faut-il quitter le «tarif réglementé» d’EDF ?

La facture d'lectricit

Le Conseil d’Etat a retoqué les prix d’électricité fixés par le gouvernement. Les 28 millions d’abonnés aux tarifs réglementés d’EDF vont de nouveau subir un rattrapage de facture, d’environ  30 euros par ménage (soit environ 1,50 euros par mois en moyenne sur 18 mois).

Une plainte déposée par l’association nationale des opérateurs détaillants en énergie, l’ANODE (EDF, Direct Energie, Eni, Lampiris) a annulé l’arrêté du 1er novembre 2014, qui prévoyait une hausse de 2,5% des tarifs réglementés. Une hausse jugée insuffisante par la haute juridiction administrative, car selon la loi, les tarifs régulés de vente de l’électricité doivent couvrir les coûts de production.

Les consommateurs sont victimes de la politique des divers gouvernements qui pratiquent systématiquement  une limitation momentanée des prix de l’électricité, sous prétexte de défendre le pouvoir d’achat des consommateurs. Mais en vain, depuis 2012,  les recours déposés par les fournisseurs d’énergie ont fonctionné auprès du Conseil d’Etat.

D’ailleurs, un nouveau rattrapage est à craindre dans les prochains mois, puisqu’un nouveau recours a été déposé contre l’augmentation des tarifs de 2,5% intervenue le 1er août 2015 !

A l’avenir, pour éviter ces hausses à répétition, une solution peut exister : opter pour une offre de marché auprès d’un des fournisseurs d’électricité (EDF, ENGIE, Direct Energie, Lampiris, ENI…), car le prix est là librement fixé dans le contrat.

Attention, les offres de marché ne sont pas toujours intéressantes sur le long terme (tarif promotionnel sur 12 ou 24 mois par exemple). Mais, sachez que « le principe de réversibilité » autorise le consommateur, depuis 2011, à revenir aux tarifs réglementés à n’importe quel moment, et donc de changer d’avis.

En matière d’énergie, plus que dans n’importe quel autre secteur, il faut savoir que la fidélité à un contrat n’est pas source d’économies, bien au contraire !