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commerce une critique risquée

Suite à une très mauvaise expérience avec mon cuisiniste (Cuisines elite premium), j’ai publié un avis négatif sur google :1 étoile. Si on pouvait mettre 0 étoile je l’aurais fait! A partir du moment où notre acompte est versé la seule chose qui les intéresse est le paiement complet, la pose ils n’en ont rien à faire. Ils promettent de vous livrer avant mais au final ils sont en retard. Il faut ajouter à cela une très mauvaise communication faite uniquement par mail, si vous vous engagez avec eux. La pose de ma cuisine est prévue le 16 mai et ils me disent que la pose de la cuisine est annulée tant que je n’ai pas supprimé mon avis. Je supprime alors le commentaire, qui est resté en ligne quelques heures et les en informe. Ils me répondent qu’ils vont contacter leur avocat mais ne confirme pas la pose de ma cuisine au 16 mai malgré le retrait de mon avis. Suis-je dans mon droit? S’ils décident de ne plus faire notre cuisine, vais-je obtenir le remboursement de mon acompte?

Léo répond:

Les professionnels sont très tatillons avec les commentaires laissés sur internet. En effet, les consommateurs peuvent librement exprimer leur avis à condition que les critiques ou avis défavorables envers une entreprise ne constituent pas une atteinte à l’image ou à la réputation de l’entreprise visée. Cependant ce chantage de la part du cuisiniste n’est pas légal. Il doit respecter les termes du contrat signé, et donc poser votre cuisine à la date indiquée dans le contrat. Si la cuisine équipée n’est pas posée dans les délais, vous devez dans un premier temps adresser au professionnel une mise en demeure, lui fixant un délai supplémentaire raisonnable (article L216-2 du code de la consommation). S’il ne réagit toujours pas, vous pourrez dans un second temps, demander l’annulation de votre commande par lettre recommandée avec avis de réception. Le contrat sera considéré comme résolu à la réception de ce courrier par le professionnel.
Le professionnel doit alors rembourser la totalité des sommes versées, au plus tard dans les 14 jours suivant la date à laquelle le contrat a été résolu (article L216-3 du code de la consommation). En cas de retard dans le remboursement, les sommes à rembourser sont majorées de plein droit à savoir 10 % si le remboursement intervient au plus tard trente jours au-delà de ce terme, 20 % jusqu’à soixante jours, et 50% ultérieurement (article L241-4 du code de la consommation).