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L’importance de la concertation : l’exemple du comité consommateur d’Aprifel

Les associations de consommateurs agréées, dont l’ALLDC ont une mission de concertation, de représentation des intérêts des consommateurs. Elle est parfois sous l’égide de la DGCCRF via notamment le Conseil National de la Consommation, elle peut aussi être à l’initiative d’une organisation professionnelle d’un secteur donné. Notre association a ainsi décidé de participer au comité consommation d’APRIFEL, l’agence pour la recherche et l’information en fruits et légumes frais et vous explique pourquoi.

Des comités consommation ont ainsi pu voir le jour notamment dans le champ des transports, du crédit ou encore de l’alimentation et particulièrement s’agissant de la filière des fruits et légumes frais. La généralisation de ces comités de concertation entre les filières et les acteurs de la consommation a été vivement encouragée lors des Etats Généraux de l’alimentation.

APRIFEL, l’agence pour la recherche et l’information en fruits et légumes frais assure l’interface entre les scientifiques, la société civile, et les professionnels des fruits et légumes. Elle œuvre pour la vulgarisation et la transmission des données scientifiques relatives aux fruits et légumes auprès des professionnels de santé, des professionnels de la filière, des associations de consommateurs, de la presse et du grand public.

Pour mener à bien ses missions, APRIFEL s’appuie sur un conseil scientifique composé d’experts externes et sur un conseil consommateur réunissant une dizaine d’associations nationales de consommateurs. Crée en 2009, le conseil consommateurs composé de 11 membres dont un représentant de l’ALLDC se réunit en général deux fois par an. Il a pour objectifs de permettre aux associations d’exprimer les attentes et les préoccupations des consommateurs, d’émettre des propositions d’amélioration; à Aprifel d’informer les représentants des consommateurs et ensemble d’établir une base de connaissances communes sur des sujets au carrefour des préoccupations des consommateurs et des professionnels de la filière via une information fondée sur une démarche scientifique.

Le 16 mai dernier, le conseil consommateur a été invité à une journée sur le terrain et sur le thème de la qualité sensorielle et nutritionnelle des fruits et légumes. Au programme : visite du centre technique CTIFL de Saint Rémy de Provence à la découverte des laboratoires, des arômes et des qualités nutritionnelles, des méthodes de conservation, de la notion d’atmosphère contrôlée, de production hors sol…Une matinée riche d’enseignements où nature et sciences sont au centre de la qualité des produits et de la satisfaction des consommateurs.

Les membres du comité consommateurs ont ensuite été mis à contribution en participant à une animation autour de l’évaluation sensorielle des produits, des fraises, et des tomates.

 La journée s’est achevée par la visite du domaine de la Cabanasse et deux vergers, pêchers et abricotiers et d’une station fruitière. Parmi les sujets abordés : variétés, conservation et mûrissement à domicile, moyens d’irrigation, mode de protection contre les oiseaux.

 L’exploitation étant labellisée vergers éco responsable et Global Gap de nombreuses questions ont pu être posées sur les exigences des référentiels et sur les contrôles. L’exploitant a même annoncé qu’il était s’engagé dans le processus pour obtenir la certification haute qualité environnementale dans les mois qui viennent.

Ces démarches sont aussi un prétexte pour l’exploitant à l’amélioration continue des pratiques (meilleure conservation des produits, limitation des pertes, lutte contre le gaspillage, limitation des impacts sur l’environnement avec une consommation d’eau, d’énergie, de pesticides raisonnée) pour vendre le plus possible au meilleur prix.

Si ces démarches sont aujourd’hui encore d’application volontaire, elles pourraient devenir rapidement une obligation, une condition préalable pour accéder au marché, et continuer à travailler notamment avec la grande distribution.

Malgré les Etats Généraux et la loi alimentation, la question des marges et de la juste rémunération des producteurs reste entière. La grande distribution fait toujours la loi! C’est pourquoi, notre participation à de tels comités est importante, pour mieux appréhender les enjeux, tenter de les faire évoluer, afin que consommateurs et producteurs soient enfin dans un rapport gagnant- gagnant!