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Le vaccin: enfin une porte de sortie de la crise sanitaire?

Depuis quelques mois, les médias nous assènent d’informations sur le vaccin contre la COVID 19. Faut–il ou non se faire vacciner? Comment fonctionne un vaccin? Devrait-il être obligatoire? Celui-ci sera-t-il efficace? Pouvons-nous compter sur une immunité collective et si oui à quelle échéance? De nombreuses questions légitimes des personnes, le plus souvent inquiètes et soucieuses de protéger les plus fragiles. Aussi, pour vous aider à y voir clair, nous avons souhaité revenir sur certaines notions utiles et permettre à chacun de comprendre les enjeux de la vaccination.

D’une manière générale, la vaccination présente un double intérêt : elle permet de se protéger en évitant la maladie et de protéger l’entourage.
Elle crée une résistance contre un agent infectieux en renforçant le système immunitaire grâce à la formation d’anticorps.
Après une vaccination, l’organisme garde une mémoire plus ou moins longue qui permet, lors d’une exposition ultérieure, d’éviter la maladie. Afin de conserver cette immunité, il est, dans certains cas, indispensable de vacciner de nouveau, le respect du calendrier vaccinal est donc important.

Pour stopper la circulation du virus, il n’est pas nécessaire que chaque personne soit effectivement vaccinée. C’est ce qu’on appelle l’immunité collective.

Les personnes vaccinées sont immunisées contre le virus. Si le pourcentage de personnes immunisées est suffisant, il n’y aura pas transmission de la maladie. Même si le virus circule encore, et qu’une personne le contracte, celle-ci ne le transmettra pas, car elle ne sera désormais en contact qu’avec des personnes immunisées.

Ce pourcentage est calculé à partir du taux de base de la maladie, le RO. C’est le nombre moyen de personnes non immunisées qu’une personne va infecter après contact. Pour la COVID (et non ses variants) le RO = 3,3. Le calcul montre qu’il faut que 70% de la population soit immunisée pour atteindre l’immunité collective.

La vaccination présente donc un intérêt majeur pour vaincre le virus surtout qu’il n’existe pas de traitement reconnu comme efficace malgré les progrès thérapeutiques mis en œuvre et les recherches en cours.

Actuellement, les vaccins contre la COVID 19 disponibles sont des vaccins acide ribonucléique dits « ARN ». C’est une méthode vaccinale nouvelle mais l’ARN est déjà utilisé dans certains traitements de maladies rares. Il s’agit d’une molécule présente dans toutes les cellules des êtres vivants dans le cytoplasme. Il synthétise à l’extérieur du noyau de la cellule les protéines nécessaires au fonctionnement de l’organisme.
L’ADN Acide DésoxyriboNucléique constitue quant à lui notre génome, c’est-à-dire notre identité. Il se situe dans le noyau de la cellule. Une recombinaison ADN/ARN est donc impossible.
La COVID possède une protéine «spike» (clou) qui lui permet de s’accrocher à la cellule et d’y pénétrer. Lors de l’injection du vaccin, les cellules musculaires reçoivent l’ARN qui code la protéine «spike». La protéine sera alors fabriquée et induira une réponse immunitaire. L’ARN injecté sera vite dégradé. Les questions que pose la vaccination ne sont donc pas liées à un risque grave de modification génétique comme il a été dit.
Par ailleurs, ce vaccin n’a pas besoin d’adjuvant pour renforcer son action, comme c’est le cas pour certains autres vaccins, ce qui en diminue sa toxicité. Les effets Indésirables commencent à être bien connus et sont généralement bénins.
Ce vaccin aurait donc toutes les vertus pour nous sortir de cette chape de plomb épuisante mais il doit encore montrer ses réelles caractéristiques.

En effet, les données sur le risque de transmission des personnes vaccinées sont insuffisantes : Il est donc indispensable de maintenir les gestes barrières. De plus, des questions restent encore sans réponse parmi lesquelles :
– Quelle est sa réelle efficacité chez les personnes très âgées, qui présentent une immunité diminuée (immunosénescence)?
– Doit-on oublier les autres vaccins ou les retarder, la co-administration n’étant pas conseillée?
– Comment le vaccin se comportera-t-il face aux variants?
– Faudra-t-il se vacciner chaque année comme c’est le cas pour la grippe?

Si l’exploit scientifique semble indéniable, la rapidité de mise au point exemplaire, les autorisations de mise sur le marché (AMM) étudiées par les agences avec toute la rigueur accordée à n’importe quel autre médicament, des blocages se sont fait jour et notamment l’incapacité à assurer une production pourtant «promise», une logistique lourde et qui n’a pas toujours eu les moyens ni le temps de se mettre en place, sans oublier, sans doute quelques intérêts sans rapport avec la santé publique.
Il ne faudrait pas que l’immense espoir né de cette découverte scientifique qui chaque jour emporte davantage l’adhésion des populations mène à une déception, une résignation ou une exaspération qui tarderait encore à faire disparaître de nos vies la Covid 19.