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Quand la banque en ligne concurrence l’agence

Selon l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (ACPR) la part des banques en ligne et Neo-banques (ex : orange bank, N26…) était de 6,50% en France en 2017 soit 4.4 millions de clients. En comparaison, la BNP Paribas et la Société Générale totalisent à elles deux 14.7 millions de clients.

Il faut dire que dans le secteur des banques en ligne, l’offre est nombreuse. D’ailleurs, les banques classiques ne s’y sont pas trompées en créant leurs filiales digitales : Monabanq filiale du Crédit Mutuel CIC, Hello Bank filiale de BNP Paribas, Boursorama filiale de la Société Générale, Fortuneo filiale du Crédit mutuel.

Pour se démarquer les banques ne proposent pas seulement les services bancaires. Elles misent également sur des produits financiers ou d’épargne, d’assurance et des crédits (immobilier et consommation, assurance véhicule, prévoyance…).
Pour attirer le client elles proposent également des bonus versés lors de l’ouverture de leur compte : de 80 euros à 120 euros par client.

Mais leur principal atout, face à l’explosion des frais bancaires dans les banques traditionnelles, est de proposer des tarifs moins élevés, voire la gratuité de certains services : frais de tenue de compte, carte bancaire, l’opposition en cas de vol ou perte de la carte bancaire etc…

Mais attention, tout n’est pas forcément gratuit : en cas de difficultés financières, vous paierez là aussi des frais. Et parfois dès le premier faux pas, votre autorisation de découvert sera suspendue.

En outre, si les banques en ligne communiquent sur une absence de frais bancaires, ce principe connaît des limites. Certaines banques facturent ainsi le fait de recourir au service client pour effectuer une opération (par exemple : enregistrer un nouveau bénéficiaire sur votre compte, faire un virement…. ). D’autres encore, imposent un nombre d’opérations minimales à réaliser par mois pour être exonéré de frais de tenue de compte.

De même, tout le monde ne peut devenir client, car certaines banques en ligne imposent des conditions de revenus minimum (1600 euros net par mois pour Bfor Bank, 1000 euros net par mois pour HelloBank ou Boursorama, 1200 euros net par mois pour ING ou Fortuneo).

Mais la banque traditionnelle n’a pas dit son dernier mot. Selon le 8ème baromètre des relations clients en 2018 du cabinet Deloitte : 5 français sur 10 se disent prêt à passer à la banque en ligne notamment en raison d’un service client insatisfaisant et à des tarifs bancaires trop élevés. Toutefois, la banque classique reste l’outil préféré des français lorsqu’il s’agit d’effectuer des opérations complexes, comme souscrire un crédit immobilier.

Force est de constater que la marge de progression des banques en ligne reste encore importante. D’ailleurs, certains clients ouvrent un deuxième compte en ligne sans faire de ce dernier leur compte principal. Néanmoins, elle reste une alternative pour ceux qui détestent les fils d’attente et sont à l’aise avec le numérique. Pour les autres, il reste l’agence bancaire même si plusieurs grandes banques ont prévu des fermetures d’agences dans les prochaines années.