Le 6 juin 2026, les opérateurs Bouygues Telecom, Free et Orange ont signé un accord avec Altice France (l’actuel propriétaire) pour reprendre l’opérateur SFR, pour un montant de 20,35 milliards d’euros. Un rachat non encore finalisé, car les autorités françaises et européennes doivent encore donner leurs accords, ce qui pourrait prendre 12 à 18 mois. Avec un marché qui passerait de quatre à trois opérateurs on peut s’interroger sur le devenir du marché des télécommunications en France dans les prochaines années, et plus particulièrement pour les 25,5 millions clients de SFR.
Depuis l’arrivée de Free en 2012, les opérateurs se livrent une concurrence intense. Cette rivalité a permis aux consommateurs français de bénéficier de forfaits mobiles parmi les moins chers au monde, avec des promotions fréquentes et des offres toujours plus avantageuses.
Or, si le nombre d’acteurs diminue, la concurrence pourrait être moins forte, avec pour conséquence une remontée progressive des prix. A contrario, avec l’arrivée de ces 25, 5 millions nouveaux clients, les trois opérateurs restants auront probablement davantage de moyens financiers pour investir dans la qualité des réseaux, et donc permettre aux consommateurs de bénéficier d’une meilleure couverture mobile ou d’un déploiement plus rapide de la fibre sur l’ensemble du territoire.
Nous comptons sur les autorités de la concurrence pour veiller à ce que de tels engagements soient pris, avec contrôles à l’appui.
Quant aux clients SFR, notons qu’ils ne devraient pas voir leurs abonnements modifiés avant plusieurs mois. À plus long terme, les abonnés pourraient toutefois être transférés vers un autre opérateur ou voir leur offre évoluer. Notre association suivra avec attention les suites de ce rachat et les conséquences concrètes pour les consommateurs et nous ne manquerons pas de vous informer en temps utiles des préconisations à suivre.

