Compte tenu de la baisse annoncée du taux d’intérêt annuel du livret A (de 1,7% à 1,5%) et du livret épargne populaire (2,7% à 2,5%), au 1er février 2026, vous envisagez peut-être de placer votre épargne dans un contrat d’assurance vie. Si ce produit demeure l’un des placements préférés des français, sur le terrain, nous constatons que les consommateurs ont parfois du mal à l’appréhender. Voici quelques conseils clés avant de vous lancer.
L’assurance-vie est un contrat par lequel l’assureur s’engage, en contrepartie du versement de primes, à verser une rente ou à constituer un capital à l’assuré ou à ses bénéficiaires en cas de décès de l’assuré. A la souscription du contrat, le souscripteur réalise un versement initial sur son contrat et choisit sur quel support d’investissement il veut placer son argent. Il aura ensuite la possibilité de verser ponctuellement ou régulièrement des sommes sur son assurance, pour se constituer une épargne à moyen ou long terme. Ainsi, ce type de produit est idéal si vous souhaitez financer un projet sur le long cours à financer comme vous constituer un complément de retraite, ou transmettre un capital à vos enfants.
Ce contrat contient toujours une valeur de rachat, ce qui sous-entend que le capital constitué est disponible à tout moment, vous avez donc la possibilité d’opérer à un rachat partiel (récupérer une partie du capital) ou à un rachat total du capital, ce qui mettra fin au contrat.
La valeur de rachat de votre assurance évoluera en fonction du support d’investissement pour lequel vous aurez opté au moment de la souscription de votre contrat. Vous avez en effet la possibilité d’investir soit sur un fonds en euros ou des supports en unités de compte.
Le fonds en euros est un support sécurisé qui se compose principalement d’obligations de l’Etat ou d’entreprises. Le capital (les sommes versées par le client) est garanti, ce qui vous évite tout risque de perte en capital (déduction faite des frais d’entrée et de gestion facturés par l’assureur). En revanche, le rendement est modéré et peut avoisiner celui de l’épargne réglementée.
Les supports en unités de compte se composent principalement d’actions, d’obligations qui sont soumises aux évolutions des marchés financiers. Avec ce type de placement, vous pouvez espérer un meilleur rendement, mais le risque de perte en capital est possible, car la valeur des unités de compte peut fluctuer à la hausse comme à la baisse.
Généralement, les assureurs proposent un contrat d’assurance vie multisupport constitué à la fois d’un fonds en euros et de plusieurs supports en unités de compte, ce qui vous laisse la possibilité de répartir votre épargne sur différents supports, selon votre appétence au risque. Par exemple, un profil sécurisé peut être 100% en fonds en euros, un profil prudent 75% en fonds en euros et 25% en unités de compte
Et la fiscalité dans tout ça ? Seuls les gains sont imposables lorsque vous réalisez un rachat partiel ou total. Si ce rachat a lieu après 8 ans, vous pouvez bénéficier d’un abattement annuel de 4 600 euros (9 200 euros pour un couple marié ou pacsé). C’est pourquoi, on vous conseillera de conserver votre assurance vie au moins 8 ans pour bénéficier de cet avantage fiscal.
Attention, l’assurance vie est parfois confondue par les consommateurs avec l’assurance décès qui est un contrat de prévoyance souscrit par des personnes qui souhaitent protéger leurs proches. Le souscripteur verse la prime, en contrepartie l’assureur s’engage à verser un capital ou une rente à un bénéficiaire désigné en cas de décès du souscripteur. Si le souscripteur ne décède pas durant la période fixée au contrat, les primes versées restent généralement acquises à l’assureur.
Soyez donc vigilant au moment de souscrire votre contrat. Réfléchissez bien à votre projet avant d’investir, car il s’agit par essence d’un produit que l’on conserve plusieurs années. En cas de doute, n’oubliez pas, vous bénéficiez d’un délai de renonciation de 30 jours calendaires à compter de la conclusion du contrat.

